UN INTERMITTENT FIDELE
Gérard nous est fidèle : il répparait régulièrement dans les étranges lucarnes dés qu’il y a de la manif’ dans l’air ; c’est trés rassurant.
En effet, on aime la régularité des saisons et le passage du temps, comme les personnages de l’horloge astronomique de la Cathédrale de Strasbourg…..qui tournent et nous reviennent…
Et puis Gérard est tellement doux lors des interviews avec sa voix sourde et profonde, qu’il nous repose…des cris et tambours.
“Et (Gérard) s’en alla comme il était venu….”
Ah un Prof’ agrégé comme cela , beaucoup en auraient voulu…
Le Vétérinaire veut exister
Gérard soigne ses vieux chevaux de retour…
Sa méthode est de réunir des petits groupes , plutôt qu’une assemblée, de préférence autour d’un bon gueuleton, et çà, c’est consensuel ! C’est même transcourant. Du moment que le Gouvernement s’en énerve, il faut constater que Gérard est dans le vrai ! Même si le Premier Ministre ne s’interroge pas sur “l’anomalie” dont faisait état Lionel, Gérard veut que le Sénat existe ! A force, il nous récitera “Cà, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine”…
De mémoire de Rose
Le groupe socialiste de l’Assemblée Nationale n’en finit plus de se lamenter : rendez-nous Chirac , avait clamé Emmanuelli !….C’est maintenant :rendez-nous Jean Louis DEBRE ! clament les représentants à la rose….C’est FONTENELLE qui avait écrit que les roses ne se souviennent pas d’avoir vu mourir le jardinier et le présument immortel…
Vont-ils enfin trouver un père ? N’y a-t-il plus de tulipes dans les champs de Hollande ?
linne cuvier
Les folies de Jacques… ou de Jean ?
N’y aura-t-il plus de dents dans la mâchoire à Jean ?
Non on ne va pas relancer cette vieille comptine !
Mais les Folies de Jacques OFFENBACH vont-elles remettre en cause la réélection de Jean sur la Montagne Sainte Geneviève ? Pour avoir monté un opéra-bouffe dans un quartier et à une période électorale qui ne s’y prêtait pas, va-t-on écouter dorénavant des concerts d’OFFENBACH au lieu des matinées classiques de Saint Etienne du Mont ?
Attendez-vous à savoir , comme disait Geneviève Tabouis , que le spectacle peut continuer , quand vous saurez que les specta-t-électeurs qui n’ont pas été invités veulent leurs places , en démocratie électorale, et que OFFENBACH aux Chandelles pourrait causer trente-six chandelles dans le tourbillon de la danse de Orphée aux Enfers….
par interim
Neuilly et Monsieur Arnaud
On vient de projeter dans l’ouest parisien un film très intéressant sur la psychologie des personnages, comme les aimait Claude SAUTET.
Pour résumer l’intrigue, Monsieur ARNAUD s’attache à Neuilly, charmante commune au delà des anciennes fortifications de Paris et veut lui raconter ses mémoires, et pour cela , il demande son chemin pour aller à la Mairie ; il y a des amis, enfin il croit avoir des amis, et pense facile de les réunir, pour contrer les ambitions d’un fort agile meunier dont le nom fleure bien nos champs .
Mais il lui faut d’abord écarter un ambitieux, qui , parce qu’il vient du Château croit avoir un boulevard à Neuilly ; l’affaire est rondement menée et l’envoyé du Faubourg est roulé dans l’avenue du même nom ; Monsieur ARNAUD a bénéficié dans cette escarmouche de l’appui de Monfiston, fringant chevalier au visage romantique, dont la valeur n’attend pas le nombre des années.
Cependant notre meunier progresse dans la plaine des Sablons et franchit la première clôture de la Mairie , et s’arrange pour que la Meunerie Royale lui baille son appellation, alors même que Monsieur ARNAUD pensait en avoir seul le droit .
Etrangement Monfiston disparaît et Monsieur ARNAUD se retrouve seul, malgré une visite au Château, et bien qu’il se soit doté d’une communicante, célèbre dans ses phrases définitives comme « marre des mariages », Dadu. ; curieusement les rôles sont inversés par rapport au film de Claude SAUTET et c’est le jeune Monsieur ARNAUD qui se voit aidé par Dadu , qui affiche plusieurs printemps. Or dans un village très traditionnel , où le passage chez moncuré est obligatoire, on peut se demander si « marre des mariages » était un choix judicieux comme thème de communication.
A près une rixe mémorable à la Mairie, à coup de verres de champagne , laissant les forces de sécurité impuissantes devant ces nouvelles armes, inconnues jusque-là dans les cités, c’est le meunier qui finalement l’emporte, laissant Monsieur ARNAUD amer et ruminant sa défaite , d’autant plus que Monfiston réapparait et en profite pour se fait introniser Duc des Hauts de Seine.
On remarquera au passage que les Partageux, qui n’avaient qu’un seul siège à la Maison Commune depuis 1947 le perdent , et c’est ce qu’on appelle en stratégie un dommage collatéral.
Comme on le voit l’intrigue est intéressante et l’on peut recommander de revoir ce film , en évitant d’y emmener le jeune public qui pourrait être choqué par certaines scènes de violence.
LINNE CUVIER
L’anesthésiste ne veut pas de pédiatre
L’intervention chirurgicale à Montreuil s’est mal passée pour le Camarade Jean-Pierre*, fort douloureuse , ayant perdu la Mairie après un courageux combat contre la montée verte, alors que jusque là il affichait une santé éclatante, d’un rouge sang.
C’est l’anesthésiste Dominique * qui s’est chargée de cet exploit, partie à l’assaut de Montreuil ; il faut croire que la sénatrice de Seine St Denis regrettait le doux temps passé dans ses montagnes , alors qu’elle était conseillère générale du Jura, et on comprend que les mornes plaines de Saint Denis ne soient pas assez vertes , et comme le dit le dicton les jeunes veaux croient qu’ailleurs l’herbe est plus verte, pour avoir envie de gravir le mont.
Mais Dominique avait souscrit un pacte avec les petits hommes verts : pas de cumul, et elle le claironnait dans les campagnes.
Et c’est là où la parabole du coq chantant trois fois se réalise à nouveau, il n’est plus question de lâcher le fauteuil du Luxembourg, parce que le suppléant , ce bon Docteur Claude*, pédiatre renommé , fait partie des Partageux auquel le siège reviendrait.
Quand on sait que ce sont justement les Partageux qui lui avaient ménagé le Palais du Luxembourg , on mesure les ravages de la politique sur les cerveaux les plus écologiques.
Et les séquelles post-opératoires affectent gravement les petits hommes verts, car il est question que leur Mouvement National modifient le pacte en question ,dans la plus pure tradition bananière, mais c’est du naturel bio.
* les prénoms n’ont pas été modifiés
LINNE CUVIER
Sur la colline de Chaillot
Le décès récent de l’acteur américain Richard WIDMARK a remis en mémoire la fameuse scène du film « Kiss of death, le Carrefour de la mort » de Henry HATTAWAY, où l’acteur ricanant ,balance dans l’escalier une vieille dame dans son fauteuil roulant.
Et bien cette scène atroce vient de se renouveler dans un remake francais de ce film , bien réel cette fois, sur la colline de Chaillot, où un caïd de la plaine de Grenelle, surnommé le Baveux, parti à l’assaut de Chaillot vient de balancer dans le monumental escalier de l’avenue Henri Martin, un illustre et robuste octogénaire, dit le Champagneux, avec la complicité d’un chef local, dit le Toubib, célèbre dans les prostates présidentielles.
Pourtant tout allait bien au départ et les rôles étaient bien définis : j’attendrai, comme dans la chanson interprétée par Rina Ketty , et le Bourgmestre devait rester quelques temps au Champagneux, lequel n’avait pas démérité puisqu’en plusieurs mandatures il n’avait rien fait de mal, ni de bien d’ailleurs, dans ce village aisé et tranquille ; d’ailleurs le Champagneux était issu d’une illustre famille spécialisée dans les bulles ,dans les estaminets et dans la politique (un aïeul n’avait-il pas présidé le Conseil Municipal pendant la visite prolongée des Germains ?) , et il avait fait pleurer dans les chaumières de la colline, lorsque à la revente des biens de famille, il se plaignait des effets pervers de la gabelle sur le patrimoine inventée par Tonton, le vinaigrier de Jarnac qui voulait se venger de sa famille politique initiale.
Bref, il fallait attendre patiemment le relais, mais le feuilleton interminable des duettistes TRICHET le Gaulois et DUISENBERG le Batave qui a tenu en haleine l’Europe pour présider la Phynance , a rendu méfiant le Baveux, qui est passé à l’action brutalement.
Pourtant on avait cru que le Toubib, bien implanté sur la Colline, s’était réservé la place, au grand dam d’ailleurs de ces Messieurs du Parlement de PARIS…. Or le Caïd de la Plaine a tout raflé, au prix d’un accord avec le Toubib, comme il est d’usage en cas de partage de territoires.
Peut-être aussi que le Baveux avait vu et revu le « Viager » du télévisuel TCHERNIA, et en avait retenu la leçon. ; et l’on pense toujours à l’ancien Duc des Hauts de Seine qui disait que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
L’accident du Boulevard Saint Marcel
Françoise MISSOFFE épouse de PANNAFIEU a été victime d’un accident Bd Saint Marcel à Paris V°Arrdt , qui lui a couté son avenir politique parisien.
On se souvient que Mme de PANNAFIEU ambitionnait de devenir Maire de Paris en s’opposant à Bertrand DELANOE, solidement implanté Place de L’Hotel de Ville.
Or sa triste campagne électorale a trouvé son point culminant Bd Saint Marcel, lequel est à flanc de coteau du plateau de Vitry , et qui était autrefois le marché aux chevaux de la Ville de Paris (il y subsiste dans le quartier de vieux édifices rappelant ce commerce) ; Madame DE PANNAFIEU aurait dû s’en souvenir ,car l’on est jamais à l’abri d’une ruade d’un cheval méfiant, et ce ne sont pas de jeunes poulains mais des vieux chevaux de retour de son propre parti l’UMP qui ont eu raison de la candidate.
Autrefois surnommée la “pintade à roulette” par Xavière TIBERI dans son faux journal du Canard Enchainé, pour avoir chaussé des rollers un dimanche sur les voies sur berge devant des journalistes opportunément placés à cet endroit, Madame de PANNAFIEU aura finalement chuté du cheval électoral, alors qu’elle même avait bien lu les panneaux du Bd Saint Marcel , commandant de bien regarder à droite, et de bien regarder à gauche…
En ne regardant que vers la gauche vers le beau Bertrand, la belle Françoise n’a pas vu arriver sur la droite GOASGEN et LELLOUCHE, deux krachs de l’écurie présidentielle, qui l’ont bousculée à telle point qu’elle n’a pu laisser échapper des larmes ; même Bertrand DELANOE en a été ému.
Françoise a décidé de raccrocher ses bottes d’écuyère aussi bien à la Mairie qu’à celle du XVII° Arrdt ; elle se replie sagement dans son univers qui n’a jamais été populaire , malgré la friche industrielle et ferroviaire Cardinet : celui des WENDEL dont elle est issue, et d’où elle n’aurait jamais dû sortir;
Ce qui lui a manqué c’est d’être une Bobo , mais c’était au-dessus de ses forces, et même contre nature puisque les Bobos n’ont d’yeux que pour le beau Bertrand ; mais elle a de la ressource et un physique avenant, et elle pourrait envisager une carrière cinématographique où elle pourrait incarner une Jeanne d’Arc…….rue au-dessus du Bd Saint Marcel….
LINNE CUVIER



